mardi 15 février 2011

Mon parfum de la semaine : J'Ai Osé de Guy Laroche

On continue dans ma collection de parfums oubliés et introuvables (sauf chance) avec ce flacon qui vient d'un coffret, d'où sa forme qui n'est pas vraiment celle de l'eau de toilette d'origine.

Créé en 1977 ou 78 (selon les sources la date n'est pas la même), il est devenu introuvable, donc, sauf parfois sur internet, sur e-bay ou autres sites étrangers, car certains parfums qui sont retirés de la vente en France continuent à orner les étagères des parfumeurs américains, entre autres.  Je ne pense pas qu'on puisse encore l'acheter dans les boutiques, fussent-elles américaines. Mais au hasard de mes recherches, il y a un an environ, un vendeur d'e-bay le proposait. Je viens d'aller vérifier, un flacon est en enchères encore aujourd'hui.

Alors d'où viennent ces parfums? Collections que l'on éparpille, rachat de boutiques avec des petites pépites cachées au fond des tiroirs, mystère.Celui que j'ai reçu était dans un coffret tout poussiéreux. Je n'ai pas fait la difficile, j'ai nettoyé le tout, et voici mon flacon tout beau tout neuf (oui, il était neuf...)



Oui, j'avoue, il casse pas trois pattes à un canard mon flacon, mais bon, ne dit-on pas que l'essentiel est ce qu'il y a dedans?

Il me ramène à mes débuts professionnels, à une rencontre avec une jeune femme qui n'était que bonté. D'une gentillesse à faire ramper les plus agressifs. Originaire de l'le Maurice, elle parlait de l'achat de ce parfum comme si elle avait commis un péché, peut-être à cause du nom qui la renvoyait à je ne sais quelle audace défendue.

Au hasard de mes survols d' Internet, il y a donc un an à peu près, je suis tombée sur quelqu'un qui parlait de cette eau de toilette et me suis aussitôt rappelée cette collègue qui sentait si bon. Je suis partie à la recherche du Saint Graal disparu.

Alors comme tout ce qui vient du passé, on le magnifie, on l'enjolive, on se souvient d'effluves curieux et enivrants.... et la réalité n'est pas toujours au rendez-vous. Voilà, j'ai été déçue. Pas au point de jeter la chose aux oubliettes, non, mais disons qu'il n'était pas, finalement, à hauteur de mon attente. Je le porte de temps à autre, il n'est pas désagréable, bien au contraire, le floral oriental, ça me va tout à fait, c'est juste le souvenir qui s'est altéré, et on n'aime pas en général retomber sur terre.

Ses caractéristiques? Floral Oriental.

Notes de tête : Aldéhydes, Coriande, Citrus et Pêche

Notes de coeur : Santal, patchouli, racine d'Iris, Jasmin, Vetiver, Cèdre et Rose

Notes de fond : mousse de chêne, Ambre, Musc et Benjoin.

6 commentaires:

Les tests de Gridou a dit…

Moi, tout ce qui contient du Patchouli j'aime !!!
Mon rêve est d'un jour aller à Grasse et revenir avec cette huile de parfum que ma mère m'a achetée là-bas, 100% patchouli, je n'en ai jamais trouvé d'autre ailleurs... Donc je porte tjs du patchouli mais moins puissant on va dire =)

Et l'odeur de ton amie, c'est à mon avis non seulement lié à son souvenir mais également à sa peau, jamais tu te sentiras la même chose que ce qu'elle pouvait dégager =)

luckiebeauty a dit…

Desfois avec la chimie de notre peau ; le parfum se mélange plus ou moins bien! Ça m'est arrivée à quelques reprises de délaisser des parfums.

Kaki a dit…

Rien de pire que de vouloir revivre un souvenir ;)

Laurence a dit…

@ gridou: Le patchouli, j'avoue que ça me renvoie à ma période baba cool, soit vu mon âge, dans les années 70...Mes parents détestaient cette odeur et je prenais un malin plaisir à m'en mettre du pur, des petites fioles en verre vendues dans les boutiques orientales.
Vas voir sur ce site si tu trouves ton bonheur..http://www.myfragrance.fr/recherche.html

@lukiebeauty: Effectivement, la nature de la peau fait beaucoup dans le parfum que l'on dégage. certaines personnes disent que les parfums "tounent" sur elles, dans le sens du lait qui tourne, qui devient aigre.

@ kaki: ou, c'est bête, hein? On ne se refait pas...

Les tests de Gridou a dit…

Pas mon bonheur mais un grand merci =)))

Laurence a dit…

@ Gridou : je t'en prie, je sais ce que c'est de pas trouver un truc, une obsession, quoi...